Archives de Catégorie: knowledge management

définition du salarié 2.0

Pour moi, l’entreprise 2.0 c’est un mot marketing pour parler de « l’entreprise ouverte » ou « entreprise transparente », dans le sens où elle casse ses barrières pour communiquer, partager et collaborer avec son écosystème externe et interne.

Un salarié 2.0, à mes yeux c’ est pareil. J’ai sorti ce terme dans un commentaire sur le blog de Bertrand suite à la présentation de Pascal sur l’entreprise 2.0. C’est un salarié « ouvert » ou « transparent » dans le sens où il casse les barrières présentes physiquement et temporellement dans son écosystème. Il casse les barrières entre son lieu de travail et son domicile ou même les restaurants, chez des amis, etc…
Il casse les frontières psychologiques entre la pause à la machine à café et les moments de « travail effectif » (ça m’a toujours fait rire ce terme) à son poste.
il casse les barrières car son travail sont des activités qui lui plaisent, qui lui apportent un enrichissement de ses compétences, qui lui font assimiler des connaissances. (On est en plein dans l’économie de la connaissance, là)
Le salarié 2.0 considère que son travail fait partie de sa vie, et qu’il lui apporte autre chose que de l’argent pour vivre. On pourrait alors reparler du fait qu’on ne rémunère plus un salarié 2.0 comme un salarié 1.0… J’ai écrit ce billet en 15 minutes, si ça vous tente je pousserai la reflexion et la rédaction pour constituer quelque chose de plus construit, mais là je suis normalement en période de « travail effectif » …. 😉

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Notebook resume KM

connaissances en mouvement: matériel, immatériel et organisationnel
« des moyens donnés par le manager aux individus et aux équipes dont il a la charge pour la réussite des objectifs fixés en trois point : matériel (les outils), immatériels (l’information – les données) et organisationnel (auto-organisation – degré d’autonomie etc.) »
knowledgemouv.blogspot.com/2007/06/matriel-immatri…

 

Romain Courtois: 7 raisons d’utiliser les blogs en entreprise
« 7 bonnes raisons d’utiliser les blogs en entreprise:

  1. Your enterprise e-mail applications are not easy to search.
  2. Your e-mail is lost in the eye of the “cc storm.”
  3. Ex-employees can take it with them.
  4. Too much wasted time checking in with colleagues.
  5. With blogs, the humble and the egotist both win.
  6. Organizational openness and accountability.
  7. People might already be using them.

Qu’en pensez-vous? Il manque des choses comme:

  1. Abattre les frontières internes
  2. (re)connaître des experts
  3. Faire de la veille
  4. Bâtir son réseau interne
  5. Capitaliser et partager le savoir interne
  6. … « 

rcourtois.typepad.com/blog/2007/06/7-raisons-dutil…

le rôle du manager

J’ai fait le plein de lectures ces derniers temps, en commençant par ce bouquin « manager son équipe au quotidien ».

bookmanagerequipe.jpg Il est vraiment interessant, pragmatique comme j’aime, ne part pas dans des longs discours théoriques sans interêt. Je le conseille à tout manager pour se rafraîchir la mémoire sur les bases du management. Il se présente comme des conseils sur des actions comme la conduite d’entretien, la motivation, etc…

Le fil rouge de livre se résume à cette citation : « la clé du fonctionnement efficace d’une organisation est la responsabilité individuelle ». (Mintzberg).

Que rajouter de plus ? On retrouve l’idée que ce sont les hommes qui sont la source d’une organisation efficace, et pas les outils ou les procédures. Je comprends de plus en plus pourquoi les métiers RH et KM se rapprochent de celui des DSI …

La gestion des systèmes d’information des entreprises passent par un réseau informatique, mais le plus riche réseau d’information est le réseau humain.

Le rôle du manager est vraiment de mettre en place toutes les dispositions nécessaires et suffisantes à son équipe pour identifier, capitaliser et valoriser ce réseau, car il est facteur de performance.

Les nouveaux outils collaboratifs font partie des dispositions possibles. Ils sont donc des supports à la gestion de la communication humaine. Mais ils ne sont que des « coquilles vides » plus ou moins adaptées à contenir de la connaissance.

Le manager ne doit pas faire s’adapter son équipe à un contexte, mais proposer un contexte adapté à l’équipe. Car  »
plus ils auront leur « mot à dire », plus ils adhéreront aux objectifs, et plus le travail deviendra « leur travail ». »

le rôle du manager, c’est organiser et accompagner le travail de son équipe.

Innovation ascendante ou descendante ?

innovation.jpgEn lisant ce billet et celui-là , je me suis demandée si finalement l’innovation venait des usages, et non d’un travail en amont de marketing et de R&D.

On parle de plus en plus de l’implication de l’utlisateur final dans la conception d’un produit, parce que :
– le client et le fournissuer sont rassurés de la pertinence du produit final
– cela coûte moins cher au fournisseur, car l’utilisateur peut détecter et apporter des changements au produit beaucoup plus tôt dans son cycle de vie
– le client se sent valorisé du fait qu’on lui « demande son avis » pour un produit qui lui est destiné.

Finalement, cette entente cordiale où chaque parti y trouve son compte est un nouveau rapport client / fournisseur et fait disparaître progressivement la relation conflictuelle classique pour une relation de collaboration.

Cette collabotation a un double effet :
– marketing : Pour fidéliser ses clients ( ça coûte, parait-il, 5 fois moins cher que d’en trouver un nouveau), le marketing joue à fond la carte de la communauté, du club. C’est le cas d’Apple par exemple, ou Nespresso (la marque chic des amateurs de café).
– R&D : On parle progressivement de club d’utilisateurs, pour qu’ils puissent s’échanger des « best practices » autour d’un métier, d’un outil, des usages qui en découlent. Pour l’exemple de Netvibes « J’utilise netvibes comme ça » « ah ouais c’est pas mal ! ca pourrait compléter notre portail parce que nous on fait comme ça » « oui mais tu pourrais faire comme ça parce que nous on a eu le même problème et…. » Et on observe alors un vrai partage des connaissances.
C’est de là que peut émerger l’innovation, lorsque deux entités partagent leurs connaissances et que des connexions nouvelles entre elles se crééent.

Dans le cas de l’innovation ascendante, les clients font évoluer l’outil en se l’appropriant par leurs usages. Il y aura innovation de rupture lorsqu’un client intégerera une connaissance qu’il a obtenu d’un autre. Cependant toute la fragilité du processus vient du fait que les personnes ne voient souvent pas plus loin que le besoin qu’elles ont identifiées.

L’innovation descendante vient du fait que le fournisseur entend ces « besoins », mais c’est à lui de trouver les idées. Le risque est plus fort d’avoir une idée à laquelle peu de clients / prospects adhèreront.
Tout le rôle du fournisseur est d’aller au-delà des besoins identifés, de répondre à ceux latents. Et là est l’innovation de rupture, et là est comblé la fragilité de l’innovation ascendante.

La valeur ajoutée d’une entreprise, sa compétitivité, est assurée par sa capacité à exploiter son capital immatériel, qu’il soit interne (ses salariés) ou externe (ses clients).

Innovation ascendante ou descendante ? Les deux sont complémentaires et forment un écosystème à gérer.

partiecartesbigsized.jpg

Définition du KM par CeramExpert : « C’est une philosophie du management »

Je la trouve si juste que je la place dans mon blog/carnet :

logoceramexpertv3.jpg« Le Knowledge Management est un processus qui facilite la création, l’acquisition, le partage et l’utilisation de connaissances individuelles et organisationnelles, en vue de développer une stratégie, de mettre en place un changement organisationnel et de maintenir les avantages concurrentiels. C’est une philosophie du management.  » (ici)

« 3 actes de management :

  • Veiller, écouter et collecter l’information partout,
  • Mobiliser les savoirs existants pour comprendre et pour les développer,
  • Partager les expériences et les informations, afin de créer des synergies. » ()

Intégrons le knowledge management chez les managers, urbanisons la capitalisation des connaissances dans l’organisation, c’est désormais un facteur-clé de succès pour toute entreprise qui souhaite se développer durablement.