comment faire du personal branding en 5 étapes

De retour de vacances et regonflée à l’eau de mer 🙂 pour reprendre un peu en main ce carnet.

Lisant le magazine « courrier cadres » sur la plage, j’ai pris quelques notes :

L’article sur le personal branding m’a laissée dubitative : sans en avoir trouvé un nom marketing, j’avais déjà depuis plusieurs années pensé au concept. Tout le monde fait plus ou moins du « marketing de soi-même » lors de ses recherches d’emploi, de ses reflexions pour préparer ses entretiens, ou tout simplement, à travers ce que l’on appelle le « développement personnel »…. J’aurai dû, à l’instar de William Arruda, monter ma boîte de coaching il y a 5 ans 😉

Selon l’article, voici le principe :

  1. étude de l’image que vous donnez auprès de votre entourage
  2. « découvrez votre moi »
  3. Mettez en évidence ce qui fait de vous un être unique sur le marché (expérience, compétence, capacité, …)
  4. Construisez votre « plan marketing » : écrire dans un blog, interview dans un magazine, etc…

On retrouve les étapes classiques d’une étude marketing. Je vous donne ma version (l’étape 2 est facultative):

  1. Définissez votre « marché » : déterminez quel est votre domaine d’activités, quel est son périmètre, ses tendances (stagnation des embauches, évolution d’une branche de l’activité, …)
  2. [ Trouvez-vous des « concurrents », avec qui vous pourrez vous comparer : des personnes reconnues de votre domaine, des contacts que vous estimez compétentes, des inconnus qui, selon leur profil sur le web (CV, blog, lieu géographique, âge, etc…) pourraient postuler à un même poste que le vôtre, … Sélectionnez-en entre 2 et 4. ]
  3. Segmentez ! Pour cela :
    1. déterminez les critères indispensables pour être performant sur votre marché. Ces critères se retrouvent souvent dans les définitions de métiers, dans les offres d’emploi. Vous pouvez également contacter des cabinets de recrutement pour connaître les valeurs reconnues dans votre domaine.
    2. Trouvez un système de notation sur ces critères. Par exemple, de 1 à 5, de « insuffisant à performant ». C’est à vous de trouver. Toute la valeur de votre étude est ici : dans le choix de vos critères et votre système de notation….
  4. Ciblez :
    1. Notez-vous [et vos concurrents] sur ces critères.
    2. Analysez le résultat : votre valeur ajoutée se situe sur les critères où vous êtes bien noté, [ou devant vos concurrents]. Egalement, votre v.a. peut se dégager sur un ou des critères où personne ne se distingue, et où vous pourrez développer votre profil.
  5. Positionnez-vous en définissant les actions à réaliser pour mettre en avant les éléments compétitifs de votre profil : mise en avant sur le CV, par exemple.

Les retours si vous testez le personal branding sont les bienvenus evidemment. En dehors de la méthode marketing, ce qui compte surtout est le fait d’être bien dans ses baskets. Aussi je vous renvoie à quelques liens sur le développement personnel :

Newway

Palsambleu

La Troisième Voie

J’ai publié mon onglet Netvibes sur le developpement personnel dans l’ecosystem, vous pouvez l’ajouter en cliquant sur le bouton, il contient trois pavés des blogs ci-dessus.
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8 réponses à “comment faire du personal branding en 5 étapes

  1. Bonjour,
    Je suis moi-même consultante en Personal Branding et j’ai été certifiée par Reach, la société de William Arruda que vous avez cité.
    Je n’ai pas grand-chose à ajouter par rapport à ce que vous avez écrit, car c’est assez juste. Et il me semble que vous parlez seulement de la première étape de la méthode. À celle-ci s’ajoute celle de la communication et celle de la stratégie (de la mise en action comme ont coutume de dire les coachs).
    Je pense, comme vous, que chacun peut faire ce travail seul (certains le font même avec un grand succès). Mais ce n’est pas si facile et on a bien besoin d’un feed-back extérieur. Et nous, les « strategists », on sert à ça !
    Bonne continuation,
    Pascale

  2. Bonjour Pascale,
    vous avez tout à fait raison : la perception extérieure des autres est un très bon feedback dans le cadre d’un « marketing de soi ».

    nous avons plusieurs facettes qui se révèlent plus ou moins selon les circonstances et nos affinités avec les personnes en face.

    On peut donc imaginer traiter plusieurs visions de son image :
    – comment nous nous perçevons
    – comment notre entourage nous perçoit (à découper peut-être entre amis, famille, professionnel)
    – comment des inconnus nous perçoivent.

    Je consacrerai un deuxième billet à cette 2ème partie du personal branding. Merci 😉

  3. Bonjour !

    Je participe actuellement à un atelier de Personal Branding. Il me semble que la première étape de votre méthode en 5 points vient… juste après le travail du Personal Branding tel qu’il m’est proposé aujourd’hui. Pour rester dans le langage marketing, je dirais qu’avant de définir mon marché, je définirais mon offre, qui tiendrait compte non seulement de mes savoirs et de mes savoir-faire mais aussi de ce que je suis, ou plus exactement de mon « désir » : lce qui me donne envie de me lever le matin,… tous les matins ;-).

    Et bien sûr, j’adopte vos 5 points pour le passage à l’acte ! Merci de les avoir clarifiés.
    Isabel

  4. Bonjour,

    Les techniques de personal branding offrent une nouvelle façon d’aborder le marché du travail et je vous félicite d’avoir importé cette méthode en France.
    Toutefois, je considère que ces techniques s’appliquent plutôt au marché du travail anglosaxon.
    La méthode de recrutement française demeure trop archaïque pour percevoir des profils qui se présentent d’une autre manière, que la traditionnelle lettre de motivation et CV.
    Le véritable problème du recrutement en France réside dans les mentalités qui ne résonnent et ne voient qu’avec les traditionnels schémas de pensées.
    La personnalité et les qualités des candidats qu’offre la technique du personal branding se retrouvent souvent en second plan face aux diplômes et au cursus.
    D’ailleurs il suffit de lire les offres de travail rédigées par les entreprises les plus prestigieuses pour constater que leur cible sont toujours les « grandes écoles » et les « grands diplômes ».

    Après une longue expérience à l’étranger, je peux confirmer que la situation en France du marché du travail reste malheureusement préoccupante.
    Je ne vois pas vraiment de solution tant que les mentalités ne changent pas, et je reste convaincu que ce problème est même plus grave que le chômage économique lui même.
    La seule solution c’est de s’expatrier, car même si vous pilotez une Ferrari, la route doit être moderne et goudronnée pour pouvoir faire de la vitesse.

    Lorenzo

  5. Merci M_ily d’avoir cité mon blog ! Pour ma part – puisque nous cherchons ici à définir nos approches du personal branding – j’accorde une importance centrale au désir du client, comme le signale Isabel. C’est-à-dire à ses motivations profondes concernant son développement professionnel. Autre axe : ses ressources personnelles, ses points forts. C’est bien là-dessus qu’il pourra s’appuyer pour « marketer » son profil, définir son offre et communiquer efficacement. Une dernière chose: tout cela ne doit pas être figé, car nous sommes en évolution constante… Et comme le dit Pascale, un regard extérieur de « strategist » est d’une grande utilité pour ajuster tout cela!

  6. Marc, tes commentaires sont toujours avisés.
    J’aimerais réagir à celui de Lorenzo.
    Vous avez raison de dire que les choses sont différentes en France. Mais étant sur le terrain, je voudrais vous dire que tout ça est en train de changer.
    Certes, le CV et la lettre de motivation restent un point central. Mais la méthode vise surtout à permettre à la personne de savoir quoi dire lorsqu’elle devra parler d’elle au cours d’un entretien.
    Si, je vous demande de me dire quels sont vos talents, et pourquoi devrait-on vous embaucher vous et pas un autre candidat ?
    Il y a de grandes chances que vous séchiez (désolé pour l’expression), car en France, on n’est pas habitué à parler de soi, on pense que c’est mal vu. Pourtant, il va bien falloir que vous défendiez votre candidature.
    Et le Personal Branding, ça sert aussi à ça… À révéler et à s’entraîner !

  7. Bonjour,
    En tant que « strategist », la chose qui à mon sens est la plus importante dans le personnal branding est le fond du message.
    La forme est importante, mais nous sommes là pour y répondre et de nombreux outils existent aujourd’hui notamment sur le web.
    Les coach sont indispensable car il permettent de faire table rase et de mettre la personne en face d’elle même. Ainsi, on pourra dégager les grands axes (le fond) de cette communication personnelle.

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