La schizophrénie des éditeurs

L’agilité demandée aux éditeurs de logiciels peut finir par les rendre SSII.

Les méthodes agiles notamment proposent des solutions pour améliorer le cycle de développement. A leurs propositions, quelques reflexions dans un contexte éditeur :

  • Le fait de fonctionner en mode projet avec un client référent pour chaque me fait me demander où est la place à l’architecture fonctionnelle. Je m’explique : imaginons que des clients demandent le développment de nouveaux services, qui apporter aune valeur ajoutée au progiciel. Le projet est lancé. Les méthodes agiles préconisent la rapidité, la communication et la collaboration. Mais où est la reflexion ? Le client peut très certainement avoir des idées, mais qui pourra « jauger » de cette proposition, déterminer quelle réponse globale pourra répondre finalement à plusieurs demandes clients, et non un seul ? N’y a-t-il pas un risque de se retrouver avec un progiciel hétérogène, avec de nombreuses fonctionnalités qui, certes, sauront répondre aus besoins des clients, mais qui seront peu évolutives ? Le fait que les éditeurs répondent aux besoins de leurs clients par un progiciel les contraint à penser « produit global », plus que « projet local ». Exemple : Avec les méthodes agiles, comment un projet pourra naître pour aboutir à un service transversal efficace du progiciel ?
  • L’agilité du personnel ne veut pas dire qu’il faut qu’il soit constitué de généralistes qui touchent à tout mais qui ne sont experts en rien. Un personnel agile est la combinaisaon de pôles de compétences associé à une polyvalence transversale : cela permet de développer et enrichir des compétences et connaissances dans l’entreprise, de gérer le turnover, de valoriser le personnel et fortifier sa motivation, etc… Les pôles peuvent être constitués à partir de 3 personnes.
  • agilité en veut pas dire « on fait tout en vrac et on affinera au fur et à mesure » car fonctionnement par itération ne veut pas dire qu’on y va petit à petit. L’itération a pour but de répondre au mieux au besoin du client. Et pour cela, il faut s’assurer que le produit est capable de le faire et déterminer comment, en réutilisant au maximum ses concepts. Une réflexion en amont est inévitable, entre le recueil du besoin et la première itération.

Les méthodes agiles sont excellentes, seulement je pense qu’il faut tenir compte de la nature de l’entreprise qui veut les utiliser.

Avez-vous une expérience des méthodes agiles dans l’édition ? Quels sont vos retours ? Ce débat pourrait être vraiment interessant…

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